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Peut-on faire face à l’Algérie ?

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Peut-on faire face à l’Algérie ?

Message par context le Sam 3 Oct - 23:13

Peut-on faire face à l’Algérie ?
citation:
fondation-helios.org

EN COUVERTURE

Peut-on faire face à l’Algérie ?

Alger a dépensé 16 milliards de dollars en2012 pour l’achat d’armes, contre à peine 3 milliards pour le Maroc. Les généraux Algériens veulent faire plier Rabat.



Par Mustapha Sehimi



Description : http://www.maroc-hebdo.press.ma/images/stories/categories/1017/algerie2.jpgComment ne pas se préoccuper du surarmement dans la région et en l’espèce de la course aux dépenses militaires au Maroc et en Algérie? Cette équation n’est pas nouvelle et elle paraît même structurante dans cette zone. Une forte progression des budgets, une évolution des forces armées : voilà bien en effet deux indicateurs objectifs.



Mais il faut se demander dans quel contexte ces faits sont intervenus et pourquoi ils continuent de peser en ce début 2013.



Sous-marin Algérien classe KILO livré par la Russie en 2010.



A un premier niveau d’analyse, l’on peut mettre cela sur le compte des politiques de défense et de sécurité de deux États soucieux de la préservation de leur indépendance, de leur souveraineté nationale et de la défense de leur intégrité territoriale. Mais il reste à définir alors le niveau conséquent requis pour que cette mission soit assurée. N’a-t-on pas affaire à un format surdimensionné, chacun des deux pays étant confronté à des contraintes propres? Autrement dit, quelles peuvent être les justifications, déclarées ou non, d’une telle course aux armements?



Dans la rétrospective du demi-siècle écoulé, ce qui s’est passé en octobre 1963, lors de la «guerre des sables», a sans nul doute pesé fortement sur les perceptions réciproques.



Le Royaume a fait face à l’occupation par l’ANP des localités Marocaines de Hassi Beida et de Tinjoub; l’Algérie, elle, a instrumentalisé les affrontements intervenus en les imputant à l’expansionnisme de la monarchie désireuse de mettre à bas la révolution…



L’armée de Boumédiène, alors ministre de la Défense, a connu à cette occasion-là une cuisante défaite. Et deux générations d’officiers généraux de l’ANP sont encore marquées par ce “TrafAlgar”.



Hégémonisme régional



S’y ajoute, au cours des décennies écoulés, une deuxième strate : l’échec historique du modèle Algérien, dans toutes ses composantes, face à celui du Royaume chérifien. Il faut retourner à la littérature politique officielle d’Alger et à sa production de propagande pour mesurer comme il se doit le coût de ce constat; il est intolérable.



Enfin, une dernière composante doit être mise en relief : l’hégémonisme régional de l’Algérie.



L’armée au pouvoir



Nourri par un tiers-mondisme progressiste, il a été conforté par une politique soutenue d’armement durant des décennies.



Cette approche serait cependant incomplète si elle n’intégrait pas également un paramètre fondamental : celui de la place et du rôle de l’armée dans le régime. Le système repose sur une colonne vertébrale constitutive de sa nature même qui est l’ANP; en affinant, il faut observer que celle-ci a un noyau dur, l’appareil sécuritaire représenté jusqu’en 1990 par l’ex-Sécurité militaire et depuis par le Département Renseignement et Sécurité (DRS) dirigé par l’inamovible général Mohamed Médiéne, dit «Taoufiq». Cette institution est centrale, au cœur donc du pouvoir Algérien, quelles que soient les variables électorales et politiques. Elle s’apparente, mutatis mutandis, au statut d’un «grand frère», l’ex-KGB soviétique, baptisé FSB dans la Russie d’aujourd’hui.



Cet hégémonisme, tel qu’il continue à s’articuler, a conduit l’Algérie à être partie prenante dans le dossier du Sahara. Et cela dure depuis près de quatre décennies.



Pourquoi? Pour amputer la vocation africaine du Maroc, pour grever son économie et lui faire supporter un coût élevé en entretenant un contentieux artificiel, pour amoindrir son influence régionale aussi. Le tout en s’obstinant dans un état de «ni guerre, ni paix», avec des variations cependant, mais sans une montée des périls, c’est-à-dire une véritable confrontation militaire.



Légitime défense



L’une des thèses courantes à cet égard est celle du statu quo : pas de règlement mais un seuil d’hostilité de basse intensité.



Tout le monde paraît d’ailleurs s’en accommoder, semble-t-il, au vu de la marginalité du dossier du Sahara et de son enlisement dans les dédales des Nations-Unies. S’il est vrai que cette question n’est pas au premier rang des préoccupations de la communauté internationale–telles celles du Sahel, de l’Iran, de la Corée du Nord et bien sûr du Proche-Orient– il n’en reste pas moins que son classement secondaire, marginal même, peut précisément pousser à une escalade.



Tel n’est pas évidemment, en l’état, la position de principe de Rabat. Dans la doctrine du Royaume, depuis l’indépendance –c’est dire qu’elle est pratiquement un invariant– il n’y a pas lieu de s’en éloigner.



Mais que les atteintes aux fondamentaux de la Nation (indépendance, souveraineté, intégrité territoriale) soient faites ne peut que déclencher une légitime défense, expressément prévue d’ailleurs par la Charte des Nations-Unies (art.51).



C’est que la tentation aventuriste n’est pas à écarter dans le pays voisin. Elle peut être lancée en prétextant des «incidents» frontaliers provoqués par des éléments des FAR; toute une gamme de faits peut être dressée aux fins d’une prétendue justification de réplique à de Marocaines. Elle peut également prétendues «agressions» prendre la forme d’affrontements aux confins sahariens placée sous le couvert d’une reprise des armes par le Polisario, les contingents de l’ANP prêtant alors main forte aux éléments séparatistes – comme à Amgala, en 1976… Enfin, elle peut encore mettre à profit la guerre antiterroriste au Mali et dans l’espace sahélo-saharien pour opérer instrumentalisation de celle-ci et son débordement au flanc sud du Sahara Marocain.



Intérêts mafieux



Au stade actuel de la situation, la paix n’est pas assurée ni garantie avec l’Algérie, mais la guerre est-elle pour autant improbable?



Rien n’est moins sûr. Un budget Algérien de plus de 9 milliards de dollars en 2012, tel que annoncé officiellement, n’est pas neutre.



Ce montant qui avoisine en réalité les 16 milliards, fait l’affaire, bien sûr, des généraux qui engrangent ainsi des commissions mirifiques partagées dans la chaîne de commandement militaire et civil.



Mais au-delà de ces intérêts mafieux d’une junte de généraux et de ses obligés, ce surarmement traduit une capacité potentielle de projection de forces couplée à une politique d’influence et de régulation régionale. Et dans ce schéma-là, le statut du Maroc n’est pas admis; il est contrarié dans tous les champs possibles; et il peut même être considéré comme intolérable.



La menace pour la paix n’est donc pas virtuelle. La culture politique et diplomatique des officiels d’Alger les pousse à persister dans un programme de surarmement dont la dimension est bien au-delà des stricts besoins de la défense de leur pays. Ils sont, par ailleurs, dans une logique de compensation de déficit démocratique en privilégiant une politique de puissance régionale avec laquelle les uns et les autres doivent compter.



Et puis comment évacuer que l’impasse politique actuelle liée à l’après –Bouteflika, qui n’a pas trouvé une formule consensuelle, peut pousser à redistribuer les cartes entre les clans.



Et quelle meilleure relance alors qu’une situation conflictuelle avec le Maroc! Pour bloquer la démocratisation. Et, dans le même temps, régénérer la «légitimité» d’un corps militaire sans vision d’avenir, si ce n’est la perpétuation de son statut et de ses intérêts ■

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